Collège Gambetta
Le collège public de Carentan

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Léon Gambetta, une vie pour la République

samedi 30 juin 2012, par Administrateur.
Mis à jour le jeudi 12 juillet 2012

L’itinéraire politique d’un grand défenseur de la République, de l’instruction et de la laïcité, par les élèves de 4ème3

Né à Cahors, dans le Lot, le 2 avril 1838, Léon Gambetta a fait des études d’avocat à Paris. A partir de 1863, il est le secrétaire d’un des chefs du parti républicain, puis sera élu député. Il s’oppose au régime de Napoléon III, le neveu de Napoléon 1er, un régime longtemps autoritaire. En s’y opposant, il prenait des risques car le Second Empire n’était pas une démocratie.

Selon lui, la démocratie doit s’appuyer sur le suffrage universel, la liberté individuelle, et surtout l’instruction gratuite et obligatoire considérée comme une mission sacrée de l’État.
La séparation de l’Église et de l’État, la laïcité, sont aussi jugées indispensables.

Le 19 juillet 1870, éclate la guerre entre la Prusse (future Allemagne) et la France de Napoléon III. Les défaites et l’arrestation de Napoléon III provoquent la proclamation de la République par Léon Gambetta et d’autres députés républicains, à Paris, le 4 septembre 1870. C’est la Troisième République dont Gambetta devient ministre de l’Intérieur et de la Guerre.

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La fuite de Gambetta en ballon par Belot (Istra éditeur)

Paris est assiégé par les Prussiens, Léon Gambetta décide donc de quitter la capitale en ballon (7 octobre) en survolant les lignes ennemies, afin de mobiliser des armées en province et d’organiser la défense de la patrie. Il échoue finalement, et la France vaincue devra céder à l’Allemagne (officiellement fondée à Versailles le 18 janvier) l’Alsace et la Lorraine, et verser de lourdes indemnités (traité de Francfort, le 10 mai 1871). Dès le 6 février 1871, opposé à l’armistice, Gambetta démissionne du gouvernement et choisit d’être député de l’Alsace.

A la suite du siège de Paris, les Parisiens s’insurgent contre le gouvernement provisoire dominé par des monarchistes (la Commune de Paris). Léon Gambetta est alors en Espagne et ne prend pas parti, désapprouvant les violences.

A son retour en France, il est élu député républicain le 2 juillet 1871, dans une assemblée majoritairement monarchiste. Il contribue par ses discours à faire accepter la République. Jusqu’à sa mort, ce « commis-voyageur de la République » prononce de nombreux discours devant un public populaire dans toute la France. Ses principaux adversaires essayent de faire passer la République pour la Terreur montagnarde de 1793, mais Gambetta rassure les électeurs en montrant son attachement aux valeurs de 1789. Comme les révolutionnaires de 89, Gambetta tient à la liberté de la presse, il fonde d’ailleurs en novembre 1871 son journal qui s’appelle la République française. Avec Jules Ferry, il est chef de file des Républicains opportunistes qui profitent des occasions qui leurs sont offertes pour faire admettre le régime républicain, en s’appuyant sur les classes moyennes et sans brusquer les conservateurs. Anticlérical, il milite pour la séparation de l’Église (alors hostile à la République) et de l’État. 

En février 1876, Gambetta est élu dès le premier tour à l’élection pour la nouvelle assemblée législative. L’année suivante, il s’oppose au président monarchiste Mac Mahon et provoque sa démission à qui il avait promis : « Il faudra se soumettre ou se démettre ». Du 31 janvier 1879 à 1881, il est président de la chambre des députés. En novembre 1881, Gambetta devient chef du gouvernement, pour la première fois, se réservant le ministère des affaires étrangères. Il est à la tête du « Grand ministère ». Mais, victime de ses opposants monarchistes et des républicains de gauche (les Radicaux), son gouvernement est renversé, dès le 14 janvier 1882.

Léon Gambetta décède à seulement 44 ans le 31 décembre 1882, à son domicile, à Vanves, à la suite d’un accident d’arme à feu ou d’une maladie non diagnostiquée. La République lui offrit des funérailles nationales. Son cœur sera transféré au Panthéon le 11 novembre 1920, après la Première Guerre mondiale, en hommage peut-être à son engagement patriotique pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Depuis 1972, notre collège porte son nom pour célébrer le défenseur de la République, de l’instruction et de la laïcité. Gambetta eut l’occasion au moins une fois de fouler le sol de Carentan puisqu’en chemin pour Cherbourg, il s’y arrêta le 8 août 1880, en compagnie du Président de la République, Jules Grévy, et de celui du Sénat, pour remettre la Légion d’honneur au maire de la ville.

Carentan, le 11 juin 2012

La classe de 4e 3

Portfolio

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